03/11/2012

L'inverno è freddo, la mia disperazione è tiepida.
Les hivers me font vomir des mots de chagrin.
L'hiver me fait penser.
Je recycle mon chagrin

Je n'écris plus. On m'a enlevé le pouvoir de pleurer aux travers de paroles, qui maintenant semblent molles, sèches et vides de sens. Mon stylo noir ne me reconnait plus.
On m'a retiré la capacité de filmer, d'espionner, d'examiner tout autour de moi.
Je me regarde moi-même. C'est effrayant et dégoûtant à la fois. Je suis seule face à un faire face inévitable.
Les paroles, les images 3D se brouillent automatiquement au contact de ma vision. Je ne sais plus. Je ne suis plus. Je marche nue de l’intérieur et personne ne s'en aperçoit, excepté moi-même. Je m'épie de l'intérieur avec un regard extérieur et je juge. Je juge une nudité effrayante et vide. Vide de rêves..vide de sens.
Je n'accorde plus d'intentions à mes pensées, à mes notes, je les laisse pleurer des larmes d'encre jusqu'à ce qu'elles se noient dans un chagrin noir. Je me noie à mon tour dans des activités grotesques et superficielles qui placent l'inconscience sur un pied d'estale.

Je ne sais plus, je ne suis plus. Je suis un gros bordel

18/10/2012

14/10/2012

thoughts of the day


je suis une cinéphile facile
le son est un peu pixelisé
cette musique manque de surprise
c'est une fille des temps modernes à l'aise dans ses paradoxes
Ma tête est dévisagée
La réalité n'est vraiment plus ce qu'elle était
Je m'écroule en moi-même
Tu sens la nuit
J'arrive, mais pas tout de suite

ça fait cheesy tebé

05/10/2012

Une libération peut souvent s’avérer être jouissive que dans les premiers instants, ceux de la fuite. Le manque et le regret la précèdent et laissent place à un faire face inévitable avec soi-même. Le manque est ensuite nourrit par la peur et l'anxiété. Cette libération en question n'est finalement qu'un paradoxe aux allures inoffensives et abstraites.



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